• Fen Tounes de Chadi Garfi  -2017-

    Ouverture du Festival International de Carthage Théâtre antique de Carthage
    Fen Tounes : Soixante ans de musique tunisienne de Chadi Garfi Tunisie, en collaboration avec Hatem Derbel et Rochdi Belgasmi.
    « Fen Tounes » est un spectacle conçu et imaginé par Chadi Garfi sur une mise en scène de Hatem Derbal. Il retrace 60 ans de musique tunisienne avec la participation des chanteurs tunisiens Noureddine Beji, Mohamed Jebali, AdneneChaouachi, KacmKefi, Rachid Mejri, Asma Ben Ahmed, MongiaSfaxi, NourKamar et Soulef...

  • Habouba chante et danse - Samir Aguerbi  -2017-

    HABOUBA CHANTE ET DANSE
    C’est une soirée en guise d’hommage à la vedette de la chanson populaire Hédi Habbouba.
    Le spectacle est signé Samir Agrebi, d’après une scénographie de Chedly Arfaoui avec la collaboration chorégraphique de Rochdi Belgacemi.
    Habbouba, cet artiste, très proche au cœur des Tunisiens, est à la fois un mystère et un phénomène jamais élucidé. Sur scène, il dérange et hypnotise en même temps. Des chansons comme « Aouichah », « lila wel Mezoued Khaddem », « Hak Dellali », ont conquis le public.

  • Arous Oueslet // Corps reservé de Rochdi Belgasmi   -2017-

    Arous Oueslat / عروس وسلات
    Une création signée Rochdi Belgasmi

    ŒUVRE DÉCONSEILLÉE AUX MOINS DE 16 ANS 
    De la sexualité à la danse, il n’y a presque qu’un pas. Et de la danse à la débauche, il n’y a que deux pas. Ou trois. Dans la distance de l’une à l’autre, le travail de Rochdi Belgasmi ne cesse de revisiter les zones d’ombre de leur mémoire commune. C’est à partir de Selim, fils d’une prostituée de la fin du XVIIIème siècle que Rochdi Belgasmi explore ici le corps viril d’une sexualité refoulée. Le personnage de Selim intervient sur scène, dans ce hammam, pour témoigner mais aussi pour manipuler. Ce sont les lois, ses lois, de l’hospitalité. Entre l’attrait de l’un et le rejet de l’autre, le spectacle nous tend un miroir invisible sur la socialité du corps prostitué et sa fantasmatique masculine dans la société arabo-musulmane, mais aussi sur le corps de la ville et ses imaginaires, ses zones érogènes et ses rapports épidermiques.

    Avec Souheib Oueslati (Texte), Oussama Saidi (Musique), Naim Ben Abdallah (Percussions)
    Costumes : Raja Najjar
    Assistant : Riadh Touti
    Documentations et texte : Adnen Jdey
    Langues : Arabe sur-titré en français
    Production : L’Art Rue / Dream City
    Avec le soutien du Ministère des Affaires Culturelles
    Partenaire technique : SYBEL Light & Sound
    @ZayeneBechir

  • Ouled Jellaba - Rochdi Belgasmi   -2016-

    Une histoire comme la mienne ne devrait jamais être racontée, car mon univers est aussi fragile que tabou… Rien ne me disposait à devenir danseur, mais c’est le destin qui décida ainsi… Et me voila, enfin devant vous… savez vous qui je suis? et savez vous ce que j’étais? Un danseur, n’a pas de vie, il vous divertit... Nous vendons nos talents mais pas nos corps... Nous donnons du plaisir à la vie… Vous buvez du thé, du café... Et nous dansons pour vous

    Ouled Jellaba: Ancien danseur populaire tunisien des années 20 qui interprétait ses numéros de danse, de 30 minutes avec une entrée à 3 Francs, dans des épiceries, boulangeries, poissonneries, boucheries de Bed Dzira et Souk El 7alfawen, des lieux qui se transformaient le soir en cafés chantants. Il était à la fois, danseur, jongleur, chanteur, mais aussi serveur du thé et de café… Dans ce spectacle, Rochdi Belgasmi, retrace l'histoire de la Tunisie contemporaine et ouvre large l'équerre de la mémoire des cafés-chantants du siècle passé. Il braque les lumières sur la question du genre et celle de la sexualité, leurs enjeux et apories dans la pratique de la danse tunisienne. Il s'agit de comprendre l'évolution de ce pays, à partir de l'évolution des corps et des expressions, en interrogeant à partir de cet héritage symbolique, la gestuelle d'Ouled Jelaba, le social et le culturel de cette époque. Ce désir fou habité par le chorégraphe, consistant à reconquérir une mémoire chorégraphique mal considérée et marginalisée et progressivement sombrée dans l'oubli, se concrétise à travers un cumul successif d'éléments rassemblés à l'image des jarres posées l'une sur l'autre qu'il porte sur sa tête de danseur. Lourd est aussi le poids de la responsabilité dont il se charge en nous interpellant et nous tendant un miroir pour que nous, les Tunisiens nous nous découvririons.

    Chorégraphie et Interprétation: Rochdi Belgasmi
    Scénographie: Marwen Heni
    Création de musique: Oussama Saidi
    Création de lumière: Riadh Touti
    Percussions: Assem May
    Costumes: Raja Najar
    Accessoires: Sabeur Ajili - Ahlem Jazzar
    Vidéos: Ahmed Thabet
    Images: Yosri Dahoithi
    Charte Graphique: Imen Mahmoudi

    Ce spectacle a eu le Prix Olfa Rambourg pour l'Art et la Culture 2016 
    Avec le soutien de: The Arab Fund For Arts and Culture - Théâtre El Hamra de Tunis - Institut Français de Tunisie - Ministère de la Culture

  • WA IDHA AASSAYTOM   -2015-

    Chorégraphie / Interprétation Rochdi Belgasmi 
     

    « Cette fois, il est nécessaire pour moi de trahir mes ancêtres et de ne plus suivre aveuglément la voie que la tradition et les moeurs me fixaient! Parce qu’il est déjà plus que nécessaire de ne plus me plier, sans broncher, aux diktats de la famille, du quartier, de la société et de la religion. Depuis ma petite enfance, je me suis trouvé à coté de ma mère. Je la suivais partout, dans sa chambre, dans son lit, dans sa cuisine, et même dans son Hammam. Mais c'était seulement au seuil de la terrasse qu'elle m’interdisait, d'une voix sûre et grave, de la suivre. À cette époque, j’étais gamin, elle me disait toujours de ne surtout pas la regarder quand elle se trouve sur la terrasse. M'interdisant d'y rester, ne serait-ce que quelques instants, elle m'ordonnait de m'éloigner. Mais elle ne savait pas que nous avons, tous deux, plus ou moins les mêmes envies, et que l'envie me prenait d'aller voir ce qui se passait dans la rue : j’étais là, discrètement, entrain de contempler fiévreusement le monde à travers ses yeux - elle qui, avec la sublime lenteur de ses mains, mesurait l'horizon du monde à travers ses cordes à linge ».

    C'est à travers des traces, des débris et des fragments d'image de son passé personnel que Rochdi Belgasmi s'efforce de retrouver sa mémoire perdue. Dans ce nouveau spectacle, le chorégraphe fait appel au corps maternel, personnage dont la subjectivité est bien ancrée dans sa mémoire, en vue de retrouver un peu du temps perdu. Il s'agit, plus précisément, d'un essai de re-formulation des possibilités mnémotechniques du corps danseur, mais aussi d'une cartographie intensive des oublis, des amnésies et de ce qui, dans le paradoxe vivant de la mémoire, fait irrémédiablement défaut. C'est de ce paradoxe que le nouveau spectacle de Rochdi Belgasmi tire sa portée : le déchirement d'une mémoire entre ce qui s'y énonce à la fois comme pure présence et ce qui s'y dissimule comme le simulacre d'une absence. À ce paradoxe qui trame de bout en bout l'écriture de Rochdi Belgasmi, l'esthète Adnen JDEY donne le nom qui lui convient : c'est d'une « méta-danse » qu'il est question, c'est-à-dire d'une réécriture transitive de deux-corps-en-un. Oui, la « méta-danse » multiplie le corps en deux, mais pour le rendre à son aître originaire, un et unique : la méta-danse de Rochdi Belgasmi est l'anamnèse d'un corps et de son inconscient, un voyage rond, une cartographie du bassin maternel, et de ses objets transitionnels. La méta-danse, disons-le sans ambages, exige une écriture chorégraphique qui défait la grammaire classique de la danse - et ce n'est certainement pas sans audace et profondeur peu communes que Rochdi Belgasmi le démontre à merveille dans ce nouveau spectacle.

    E Q U I P E : Texte: Khadija Baccouche - Avec une participation d’honneur en Voix off de : Sabah Bouzouita - Scénographie et Images: Med Amin Chouikh - Lumière: Riadh Touti - Son: David Berlou - Assistant: Med Ali Blaiech. 
    Avec le Soutien de : Ministère de la Culture Tunisien - Arts Distribution le RIO – Tunis - Institut Français de Tunis - Journée Danse Dense / Festival Danse en chantier - Paris 2014 - BROKK'ART - Zoopolis www.zoopolis.tv - Moustache - Studio.

    Crédit photo © Med Amin Chouikh

  • EL ZAGLAMA  -2015-

    Mise en scène Lassaad Ben Abdallah avec Rochdi Belgasmi (en Danse) et Cheb Bechir (en Musique). 
     

    Une histoire du Hzem... Selon nos recherches anthropologiques, on a découvert que l'idée de nouer un Hzem autour des hanches des hommes en Tunisie, est loin d'être l'invention d'un danseur ou d'un chorégraphe Tunisien. Ce procédé esthétique remonte à très longtemps, et trouve son origine dans les régions de Djerba et Kerkenah, au sud tunisien dans où les hommes portaient plutot des jupes. Mais s'il relève des danses des îles, ce procédé prolonge à sa manière des danses spécifiques du Nord de la Tunisie, à Kasserine, Kef, Séliana, Jendouba, etc., où les hommes nouaient des foulards de danse autours des leurs bassins, et commencent à vibrer leurs corps en berçant leurs bassins aux rythmes de la musique. Avec le temps et avec la naissance de café chanta Tunisien, les femmes n'ont pas pu danser en ces lieux exclusivement masculins. La danse était en un sens le privilège des hommes : que ce soit avec le Rboukh comme danse des bras et des jambes, ou avec La danse des foulards ou sa’dawi en tant que danse féminine exécutée à l'origine par des homme efféminés. les danseurs n'hésitent pas de jouer le travesti, en nouant un Hzem autour des leurs bassins comme les femmes ! Parmi ces danseurs, on retient bien sûr Weld Ejjalaba, Konfida, Mehrzia (Badiaa), etc. Cependant, seul Laghbabi a su contrebalancer les clichés de la danse masculine à cette époque, en portant le Dingri et le Zonnar, tenues typiquement masculines qui font résonner autrement cette virilité. Si bien que Laghbabi, premier danseur folklorique en Tunisie, n'a fait que se défaire du Hzem, tout en conservant visiblement la grâce gestuelle et le charme mouvant des bassins. Dans Zaglama, le danseur Rochdi Belgasmi retrace cette histoire de Hzem, et réécrit son évolution aux rythmes vertigineux du bassin, non sans faire allusion aux autres danses du monde comme la danse classique, la Valse, le Flamenco, la claquette, le tout réorchestré selon l'exigence de la contemporanéité.Texte: Rochdi Belgasmi

    Une production de Habib Bel Hédi.

    Crédit photo © Hassib Jeridi

  • BOUTILUS, PARALYSIE DE SOMMEIL ET D'AILLEURS (PERFORMANCE)  -2015-

    Une performance de Rochdi Belgasmi et Nadine LAHOZ-QUILEZ.
    Production: Association des Amis des Arts Plastiques à Borj Kallel - Sfax.

    Crédit photo © Helmi Jribi

  • MEMORIUM...QUAND LE CORPS SE FAIT AMNÉSIQUE ( PERFORMANCE)  -2015-

    Chorégraphie et Danse: Rochdi Belgasmi
    Video & Mapping : Design Lab
    Musique & Sound Design : Benjemy

    Synopsis: De quoi la danse est-elle la mémoire ? De mes images, de celle des autres. Des voix, des cris et des vibrations qui traversent nos corps, et qui nous mettent dans un état d’alerte. Cela me dépasse, cela ne vient pas de moi. On dirait des effets du dehors qui, à contre-courant, m'assaillent et me happent. Mon corps est manipulé tout autant que ses sensations. Peut-être verrait-on de moi les bouts, les rébus d'un inconscient, son bouillon dont je ne saurais être maître. Peut-être devinerait-on encore des images de moi qu'à l'instar d'un Narcisse dansant à pieds joints, je n’assumerai pas sans me trahir, sans m'aveugler. Pourtant, il se peut que ce qui se tresse à l’intérieur ne soit pas si étranger à ce qui serait visible à l’extérieur. À moins que celui-ci ne soit absolument fidèle à celui-là. N'est-ce pas un paradoxe frappant ? J'ai beau caché des choses de moi, en moi, j'ai beau les oublié, je reste tout nu, exposé, à l'oeil nu, mis à nu, avec ces bouts d'images, ces spectres, les miens. L’oubli, comme l'invisibilité, est une sensation de panique. Je me cherche dans des images projetées sur mon corps, des sons venant de loin et que j’approprie au rythme de ma mémoire en mouvement. Cela s'écrit, cela s’efface, cela se réécrit. Mon corps est un manuscrit, mon corps est une mémoire, mon corps est un archive. Ma danse en est l'insigne palimpseste.

    Production: Talan - Tunisie
    Une création pour le vernissage de l'expo#Réminiscence
    Commissaire d'expo Aïcha Gorgi - Producteur TALAN - Tunisie

  • JOIN THE REVOLUTION   -2015-

    Texte: Jeroen Olyslaegers  –  Mise en scène: Chokri Ben Chikha – Zouzou Ben Chikha  
    Composition: Tim Gistelynck  –  Musique: Walid Ben Chikha  – Nora Khallouf  – Comédiens: Mourade Zeguendi – Marijke Pinoy - Chorégraphie: Rochdi Belgasmi .

    Cinq ans après que Mohammed Bouazizi se soit immolé, embrasant la Révolution de jasmin, Action Zoo Humain dresse un bilan du Printemps arabe. La compagnie autour de Chokri et Zou-Zou Ben Chikha est connue pour son théâtre direct et intransigeant. Pour Join the Revolution, ils ont demandé du renfort à des écrivains, des penseurs, des chanteurs et des danseurs. Jeroen Olyslaegers et le dramaturge Erwin Jans ont rédigé le texte en s’inspirant de Dido et Aeneas d’Henry Purcell. Cet opéra intemporel se déroule à Carthage, non loin de Tunis. Tim Gistelynck adoucit la fougue et l’impétuosité des acteurs en les accompagnant au piano. La chanteuse d’opéra Nora Khallouf et le chanteur Walid Ben Chikha remplissent la salle de leur voix chaude. Quant à Rochdi Belgasmi, il exécute, tout en réserve, un solo de danse.

    PRODUCTION: Action Zou Humain COLLABORATION: Kunsthuis Opera Vlaanderen Ballet Vlaanderen, Productiehuis Rotterdam, Middle East and North Africa Research Group (Menarg, Universiteit Gent), De Centrale, Moussem Avec le SOUTIEN Du Gouvernement flamand, la ville de Gand, Centre Mondial de la Province de Flandre-Orientale, la Province de Flandre-Orientale

  • Al MANSIA - FAUSSES FRONTIÈRES  -2014-

    Spectacle de Lassaad Ben Abdallah - Chorégraphie Rochdi Belgasmi
     

    Quatorze années plus tard, El Mensia (projet initié en 2001 au centre d’art dramatique du Kef sous la direction du metteur en scène Lassad Ben Abdallah) se doit d’être, dans sa nouvelle version, le point de ralliement du Sud Ouest jusqu’au Nord Ouest. La genèse commencera dans le croissant du Sud à Douz pour suivre ruisseau et oued en passant par Kasserine et l’apothéose se fera au Kef. La route des hattayas, de la laine et du tissage se confondra à la route du chant et du Hajjay. El Mensia 2014 reposera sur l’ossature du spectacle initial avec certains apports que se soit dans la dramaturgie et bien sur l’interprétation. Une soixantaine d’artistes seront présents sur scène : musiciens, danseurs, échassiers, poètes populaires et chanteurs…

    Prodcution: Festival International de Carthage 2014

    Crédit photo © Ahmed Thabet

  • STRIPTEASE : LE FESTIN DES RATS   -2014-

    Mise en scène: Moez Mrabet -  Chorégraphie Rochdi Belgasmi
     

    C'est l'histoire d'un groupe de jeunes comédiens qui se retrouvent entrain de répéter un spectacle de théâtre dans un cabaret en ruines au centre-ville ; ils se rendent compte qu'ils font l'objet d'une terrible machination... 

    Poduction Laboratoire Théâtral Tunisien / KUN PROD
    Avec le soutien de:
    Fond Arabe pour les Arts Et La Culture
    L'Institut Français de Tunisie
    Le Centre National d'Art Vivant
    L'Institut Supérieur d'Art Dramatique

    Crédit photo © MARZOUGUI

  • EN TOUTE DIGNITÉ   -2014-

    Texte : Emilie Malosse
    Mise en scène : Karim Troussi
    Avec: Rochdi Belgasmi - Alexia Chandon-Piazza - Amal Setta - Henri Thomas


    Après avoir « commis l’irréparable », Melle se retrouve soudain enfermée dans un lieu totalement inconnu. Amnésique, elle erre dans un monde labyrinthique où elle rencontre pêle-mêle personnages mythologiques et personnages historiques. Ensemble, ils essayent d’apprivoiser ce monde étrange où des portes sortent de nulle part, où toutes les pièces se ressemblent, où des objets apparaissent sans crier gare... Leur seul lien avec l’» extérieur » estune voix qui les harcèle de questions, essayant de comprendre une seule chose : la dignité humaine. 
    Production: Cie du Jour.

  • ZOUFRI  -2013-

    Chorégraphie / Interprétation : Rochdi BELGASMI
     
     
    Autour du Rboukh, danses des hommes en Tunisie »
    Solo de danse Tunisienne contemporaine (30 mn)
    Basé sur les danses traditionnelles citadines
    Spectacle de nuit interactif, pour les espaces alternatifs
     
    « Moi... Ce Zoufri...Un ouvrier comme ils disent... Je chercherai des moments irrésistibles dans cette vie paisible. Je mettrai en exergue cette envie et je donnerai mon corps déchaîné. Je bougerai mes hanches de rêves en rêves, de bord en bord. Je chasserai le réel dans le subtil et je n‘oublierai pas que je suis fragile. Je lutterai par la danse pour improviser la vie... J‘écrirai les spasmes d‘une histoire en fragments, en usant de charme et de séduction. »
    Le projet de ZOUFRI - ce qui signifie „ouvrier“ - est de créer, sous la forme d‘une réécriture chorégraphique
    en trois moments, un solo de danse contemporaine basé sur les musiques et les danses populaires tunisiennes.
    Si l‘enjeu principal de ce spectacle est de retracer l’histoire du RBOUKH tunisien, il est également inséparable d‘une dimension proprement politique de résistance. Il s‘agit en effet d‘un spectacle dansé, dont l‘interactivi-
    té avec le public est destinée à déloger les lieux de la médina, les cafés, les ruelles, en en faisant de nouveaux espaces alternatifs. L‘idée de ce création chorégraphique est d‘aménager dans les espaces publics une nouvelle temporalité en tension, des moments d‘explosion, un nouveau partage du sensible, de nouvelles subjectivités lib- res et émancipées, dés lors que la rue aujourd’hui est devenue, dans la Tunisie post-révolutionnaire, un véritable espace de résistance. A travers une interrogation qui fait jouer l‘une avec l‘autre parole, musique et gestualité, la ligne chorégraphique de „Zoufri“ se fait la mémoire corporelle d‘une danse ouvrière improvisée, très masculine, qui a vu le jour dans les milieux cafés de la ville de Tunis, à la fin de 19ème siècle. Cette danse masculine, dont le potentiel de séduction n‘est plus a établir, a été ensuite reprise par les joueurs de MEZOUED - une sorte de cornemuse tunisienne - pour devenir très populaire, épousant par là-même l‘ambiance des fêtes de mariages, les fiançailles, ou de circoncision. Le RBOUKH est ainsi devenu aujourd‘hui la danse de tous les tunisiens. Dans ZOUFRI, le chorégraphe formule, en trois moments, le passage d‘un ensemble de mouvements et de gestes de travail quotidien (terrassement, portage, piochage, etc.), à une danse rythmée, une métamorphose corporelle destinée à être partagée avec le public, sans différenciation des genres ou des sexes. C‘est là que peut s‘affirmer justement la dimension subversive et émancipatrice de la danse, dont ZOUFRI se veut l‘écho vivant. S‘élever sans ambages contre l’obscurantisme, le salafisme, le fanatisme et le racisme : tel est, surtout, l‘enjeu d‘une véri- table danse contemporaine, se voulant frontalement citoyenne.

    Production : Cie Rochdi Belgasmi
    Avec le soutien de Al-Mawred Cultural Resource
    Avec le partenariat de Réseaux Euromedinculture  - Association ADCEI – France
    Laboratoire Théâtral Tunisien - L’association Fani Raghman Anni - Tunisie - l’association ARTS VIVANTS – Tunisie - Fondation de la Maison de Tunisie - Paris - B'Chira Art Center  Jadin d'Adnane -  Maison de l'Image 

    Crédit photo © Azer Mnasri

  • KHIRA WU ROCHDI  -2012-

    Il s’agit d’un spectacle chorégraphique signé Malek Sebai avec Khira Oubeidallah, Rochdi Belgasmi, en danse et Wissen Mzoughi en percussions. Il a été donné pour la première fois en 2012 à Paris, dans le cadre de Nuit Curieuse "Leyla Tounsia" à la Ferme du Buisson, après à Tunis dans plusieurs occasions telles que Dream City 2012...

    Production: Centre national de la Danse de Tunis - Ministère de la Culture de Tunisie

    Crédit photo © Patricia Triki

  • TRANSE, CORPS HANTÉ   -2011-

    Chorégraphie / Interprétation : Rochdi BELGASMI
     

    Il s’agit d’un spectacle de danse contemporaine, métaphorique dans son écriture, qui commence avec des simples mouvements du corps, se développe dans l‘espace et dans le temps, atteint une anarchie totale et finit dans le silence... le corps vit des états de transe, devient l‘outil de profanation de l’espace.
    Transe est un voyage dans le corps et dans le cri, oscillations interminables d’une chair torturée et jouissive trans- percée par une musique berbère. Les premières plaintes d’une femme voient le jour avec le corps irisé du chorégra- phe qui avance vers nous... Rochdi semble avoir été sculptés pour être danseur, ses muscles affutés giclent de la peau et font déjà quelques mouvements annonciateurs d’une inéluctable irruption. Pleins feux donc sur un corps apprêté pour la transe, titillé, provoqué, caressé et malmené par une musique venue du fond des âges. Des voix féminines indénombrables accompagnent l’artiste dans sa traversée des sens et des sons, une complainte intermi- nable rythme la danse vertigineuse dont on entend également les halètements, les cris et les claquements de mains flagellant cette chair habitée...
    « Transe » est le récit visuel d’un désir d’affranchissement, un exorcisme violent, une peau brûlée au soleil des origines... L’idée d’associer la danse contemporaine à la musique traditionnelle n’est pas dénuée de risques mais Rochdi réussit à épouser parfaitement chaque rythme, chaque bruissement, chaque murmure de l’eau... Cela donne un spectacle sans faille, une succession de frissons et de soubresauts qui se transmettent inévitablement au spectateur ; c’est la folle quintessence d’un esprit malade en quête non pas d’une guérison mais d’une élévation dans le mal qui devient alors souffrance sacrée menant vers le Suprême, vers l’Absolu... Puis vient la voix inqualifiable de Houria Aïchi qui met le feu à la chair ; le chorégraphe se tord, tombe, se relève, court, se love autour de lui-même, se laisse entrainer par les aigus et les graves et nous transporte avec lui vers ce point lumineux où se tait l’univers et où ne reste que les infimes vibrations d’un corps libéré... Rochdi fluctue avec la lumière et c’est parfois elle qui danse sur sa peau comme un zéphyr édénique, tandis que la musique allume les contorsions, embrase cette part mystérieuse de soi d’où explosera un orgasme sans fin...

    Production : Cie Rochdi Belgasmi - Avec le soutien de L'Institut Français de coopération de Tunis - Festival de la Citoyenneté Tunis 2011.  

    Crédit photo © Raja Abd El Aziz